L’artiste CAI GUO QUANG, né en Chine, vit et travaille aujourd’hui à New York. Il revisite la tradition chinoise basée sur le feu d’artifice, les pétards et autres explosions.
Ici dans un hangar immense, il nous gratifie d’une installation spectaculaire de 2004, « inopportune Stage one ».
Neufs voitures banches sont suspendues dans les airs et propulsent des explosions de lumières blanche à différents rythme.
Cela donne un air de fête foraine, mais aussi d’explosion ou d’accident. C’est très beau et très puissant tout en occupant remarquablement l’espace.
C’est l’image-même de la beauté et de la violence apanage d’un monde contemporain toujours plus addict de spectacle.
Dans la pièce d’à coté, je découvre une installation de Barthélémy Toguo, avec des portraits aux murs. Ils dégagent une rare douceur.
Ils sont traités à l’aquarelle, en bichromie, comme des cartes à jouer géantes, un peu délavées, comme vidés de leur substance.
Tous les portraits nous font face et entourent un chantier de briques et de décombres qui anime le centre de la pièce…
J’ai été touchée !

Plus loin, une très belle installation de Kader Attia (Kasbah) (voir ci-contre), que nous avons pu voir cet hiver à Tours, au CCC.
Cette installation est faite de tôles ondulées, de planches de bois, de matériel de récupération, d’antennes…cet amoncellement par terre ressemble aux toits d’un bidonville, sur lesquels le spectateur est invité à déambuler.
La traversée est irrégulière et inconfortable. Expérience sensible que celle de piétiner cette architecture fragile et précaire.
On imagine des gens en dessous, ainsi que l’image d’un tiers monde écrasé par le pouvoir et l’argent. Une expérience interactive qui nous confronte à la réalité…

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Tags : Art Contemporain . Biennale de Sydney