Jeudi 3 juin, visite du nouveau grand musée d’art contemporain français : le Centre Pompidou Metz !
Dès le début de la visite, tout est expérience, nouveauté architecturale et parfois allusion à son grand frère parisien.
Je découvre tout d’abord un immense bâtiment, en bois et verre, surplombé d’une flèche de 77 mètres de hauteur, clin d’œil à l’année de création du Centre Pompidou Paris. Ce bâtiment, grandiose et écologique est en parfaite harmonie avec son époque, dans l’air du temps.
Le Centre Pompidou Metz est visiblement conçu pour brouiller la frontière entre l’intérieur et l’extérieur. Ses vitres rétractables en verre en font pratiquement un musée ouvert. Les salons sont à l’extérieur tandis que les terrasses sont à l’intérieur. La frontière entre le dehors et le dedans est infime.
Je rentre donc dans le musée pour découvrir « Chefs d’œuvre ». Cette exposition temporaire (comme toutes celles qui seront présentées dans le musée) d‘art contemporain est évolutive. La scénographie, ainsi que l’aménagement de l’espace évoluera au fur et à mesure, l’exposition se métamorphosera au gré du temps.
En entrant, je découvre la grande nef du musée, immense espace vitré, passage obligé pour accéder à l’exposition.
Au rez-de-chaussée, les plafonds des salles d’exposition sont habillés de miroirs obliques. En levant la tête, nous nous mettons à la place du visiteur de la salle d’à côté. Notre vue est double : nous admirons les œuvres de cette salle et celles des salles adjacentes.
Autre clin d’œil au Centre Pompidou Paris, les tuyaux qui se baladent aux murs. Cette fois-ci, ils sont blancs et parcourent l’intérieur du musée.

Un peu à l’écart, dans l’espace « Foyer », nous découvrons un papier peint, commandé par le Centre Pompidou Metz, œuvre de Jean-Christophe Massinon.
Appelée la « Salle des pendus », cette œuvre d’art contemporain représente les anciens porte-manteaux des mineurs lorrains, qu’ils hissaient au plafond afin de dégager de l’espace. De nouveaux papiers peints seront présentés régulièrement au centre.
Pour accéder aux salles du premier étage, nous vivons l’expérience sensitive de l’œuvre de Penone Respirare l’ombra, salle aux murs de lauriers en cage.
Puis l’espace se divise en deux parties. D’un côté, tous les courants plus « institutionnels », impressionnisme, cubisme…. Puis de l’autre, les artistes plus en marge des courants établis.
C’est là que je découvre l’œuvre de Bruce Nauman Dream passage with four corridors, opposition sens dessus-dessous, électrique et fluorescente entre les couleurs chaudes et froides, l’endroit et l’envers.
J’observe aussi Le magasin de Ben, joyeux bric-à-brac de souvenirs, de coups de cœur de l’artiste.
Au second étage, « Rêve de chefs d’œuvre », le concept est tout autre. L’espace est divisé en 3 parties : 1 couloir noir où sont accrochés les explications et cartels des œuvres d’art contemporain. De ce couloir au mur scindé, on aperçoit en partie les œuvres disposées dans le couloir d’à côté. L’effet est magnifique et nous permet d’avoir, une nouvelle fois, une double lecture de l’œuvre, de vivre une expérience.
Les surprises ne sont pas terminées : lorsque l’on arpente le couloir des œuvres, on en découvre de nouvelles, principalement des objets de Design, suspendus au plafond.
Le troisième couloir est, quant à lui, consacré à des maquettes d’architectes.
Le troisième étage « Dissolution de la notion de chefs d’œuvre » : notre regard est embarqué dans des meurtrières, percées sur les murs, et révélant une œuvre dans l’œuvre.
Le final est grandiose : l’exposition se termine sur une vue magnifique de la cathédrale de Metz, le plus grandiose des chefs d’œuvre ?
Visiter le Centre Pompidou Metz est une expérience que l’on a envie de réitérer dès la sortie du musée. Allez-y !
