Archives du mois de juillet 2009

Pascale Cayla
   | Mercredi 8 juillet 2009 |

Un mercredi soir, au Tokyo Art Club

Mercredi dernier, j’ai assisté à la rencontre hebdomadaire du Tokyo Art Club. Sur la terrasse du club, à l’étage du Palais de Tokyo, face à la Tour Eiffel, les membres et les invités du club se sont retrouvés dans ce lieu voué à la création et à l’exploration de nouvelles idées… Les murs de béton sont restés bruts, en attente du prochain débat ou du prochain artiste qui y projettera sa vision du monde. Ce lieu, mis en scène par l’architecte Nina Safaina, allie matériaux naturels et industriels. Il est une invitation à tout reconstruire perpétuellement, à créer et à s’exprimer encore et encore.

L’art plus qu’un autre domaine, se nourrit de rencontres et d’échanges. Il existe des communautés d’artistes, d’amateurs, d’entreprises et de collectionneurs d’art qui se sont construites au gré de hasard, autour de projets ou d’expositions. Pourtant, ces communautés n’ont jamais été structurées autour d’un lieu propre, jusqu’à récemment. Le Tokyo Art Club répond depuis peu à ces nécessités en regroupant artistes, collectionneurs, mécènes… dans ce lieu dédié à l’art le plus contemporain.

Virginie et moi - pour qui la question du lieu, symbole de la convivialité d’un club, est fondamentale - sommes, bien sûr, membres fondateurs de Tokyo Art Club, et espérons fédérer dans cette aventure nos amis collectionneurs et chefs d’entreprises avisés adeptes d’art contemporain.
Le Tokyo Art Club nous a donc permis de rencontrer, mercredi, les neuf artistes du pavillon qui exposent du 2 juillet au 23 août. Depuis huit mois, ils résident au pavillon, le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Son objectif ? Permettre à de jeunes artistes du monde entier de briser, pendant quelque mois, l’inévitable solitude de l’artiste. En étant accueillis à la résidence, sous la houlette de leur directeur Ange Leccia, ils ont pu travailler, confronter leurs idées, s’enrichir mutuellement pour finalement proposer un dispositif collectif exposé actuellement au Palais de Tokyo.

Cette rencontre n’est qu’un exemple de la richesse des échanges que permet une structure telle que le Tokyo Art Club. Découvrir  les recherches actuelles des artistes et échanger avec eux nous permettent de nous nourrir de leurs visions des questions de société. Des moments passionnants.

Pascale Cayla


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Virginie Epry
   | Mardi 7 juillet 2009 |

Elles@Beaubourg et la parité

elleabeaubourgEst-ce parce que nous sommes deux femmes à l’origine de la création de L’art en direct que je suis si sensible à l’exposition Elles@Beaubourg ? Est-ce dû à la place de choix accordée à Agnès Thurnauer, une artiste remarquable qui met la féminité, l’histoire de l’art et les mots, au centre de son œuvre avec ses noms d’artistes célèbres féminisés ?

Oui, je suis convaincue de l’intérêt artistique, comme social, de l’existence de cette exposition. Réexposer les œuvres exclusivement féminines de la collection de Beaubourg est tout simplement intelligent. De notre point de vue particulier, celles des entreprises et de leurs problématiques de communication, cette démarche prend toute sa dimension. Je m’explique.

Mettre l’art et sa capacité à porter des idées et des valeurs au service de l’entreprise, en un mot la communication culturelle, c’est notre métier. La parité est une préoccupation de plus en plus centrale dans les organisations, des plus grosses, jusqu’aux plus petites. Les démarches artistiques comme l’exposition Elles@Beaubourg portent cette valeur et interrogent la problématique de la place de la femme dans la société d’un point de vue historique, mais aussi désespérément contemporain…

L’artiste a cette capacité de transmettre une idée, une sensation ou une interrogation par la seule force d’un concept plastique. C’est cette capacité que nous mettons au service des entreprises qui souhaitent affirmer leurs valeurs et informer sur leurs actions. Beaucoup d’entreprise mènent de nombreuses actions pour favoriser la parité dans son organisation. Qui saura plus porter cette idée auprès des salariés de l’entreprise comme des publics externes qu’un artiste comme Agnès Thurnauer dont le travail est centré sur cette valeur ?

Virginie Epry


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Pascale Cayla
   | Mardi 7 juillet 2009 |

Magie éphémère à la Fondation Cartier

fondation-cartierIl y a des moments de notre quotidien qui nous surprennent et nous émerveillent. Ces quelques secondes magiques et éphémères nous saisissent l’espace d’un instant. Le 25 juin, j’ai été le témoin d’un de ces moments rares, au cours d’une conférence de presse à la Fondation Cartier. Je vous raconte.

C’était la conférence de presse sur Le Printemps de Septembre à Toulouse, évènement qui, soit dit en passant, s’annonce exceptionnel et qui fera surement l’objet d’un prochain billet. Le rendez vous a été donné dans le célèbre immeuble de la Fondation Cartier, signé par Jean Nouvel. Ce colosse de verre conçu autour d’un cèdre se fond élégamment dans les immeubles haussmanniens du boulevard Raspail.

Et qui dit parois de verre dit laveurs de vitres ! Des laveurs de vitre qui ont réalisé, à leur insu, une réelle prestation artistique. Car ce n’est pas à un simple nettoyage auquel j’ai assisté. Depuis la terrasse où se déroulait le déjeuner de la conférence de presse, nous pouvions apercevoir un véritable ballet aérien. Trois laveurs de vitres, suspendus dans le vide par des cordes, ont créé, sans en avoir conscience, un véritable moment de grâce.

Cet instant fugace renforce l’attachement que je peux avoir pour ce lieu. Un moment magique, une vue imprenable… quelle fabuleuse idée de marketing culturel, d’annoncer un événement artistique comme Le Printemps de Septembre à Toulouse sur le terrasse de la Fondation Cartier ! Une chose est sûre, ça ne présage que du bon ! Petit conseil, réservez dès maintenant vos week-end du 24 septembre au 10 octobre à Toulouse !

Pascale Cayla


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